Hawai 2016
En situation Témoignages

Ironman Hawaï : De l’ombre à la lumière.

Posté le 8 janvier 2017

Il est 4h du matin, c’est le grand jour…  et pourtant il fait encore nuit… tout est silencieux… mais les premiers messages fusent… les encouragements, les résultats des copains à la coupe de france de duathlon…  c’est le grand jour… et pourtant il fait encore nuit…

Comme cela a été évoqué, il est difficile d’établir et prédire une performance. Bon nombre d’exemples fait foi dans les médias et les jeux olympiques sont le lieu d’observation des performances et contre-performances.

Nous pouvons dire que la contre-performance est facile à réaliser mais qu’il est plus difficile de réussir à tenir une ligne directrice et de performer le jour J…  une chose est certaine, c’est le grand jour… et voici pourquoi…

Il y a des histoires qui semblent invraisemblables lorsqu’on les raconte… celle-ci est peut-être peu commune et elle pourrait commencer comme un sketch de Colluche :  » C’est l’histoire d’un gars…  qui participe  à un Ironman… mais attention pas n’importe lequel… Hawaï… « …

Un petit retour sur le comment du pourquoi, des questions dans la tête, le matin de la course…  Et le sentiment particulier de vivre un moment unique et son rêve éveillé…

La préparation pour cet objectif a été longue et particulière car cette épreuve représente à la fois une course de vitesse (où le plus rapide l’emporte), une course d’endurance (où la force doit rester la plus élevée), une épreuve tactique (où les stratégies de course, d’alimentation, de matériel, comptent…), une épreuve de longue distance (où la fatigue nerveuse s’installe).

Du point de vue de la stratégie d’entraînement, une participation à Hawaï représente pour beaucoup de sportifs (en particulier les triathlètes) un aboutissement, un graal.  Cette qualification est la vertu du panache, d’un investissement considérable dans la pratique et marque une différence significative entre le simple pratiquant et celui s’envolera vers KONA.

 

UNE OPPOSITION D’OBJECTIFS

Comme nous l’avions vu précédemment, la fixation d’objectifs est importante afin de déterminer les raisons et volontés pour sa pratique. Une fin de saison n’est pour tous un objectif commun mais une épreuve commune. A savoir, Kona comme finalité de saison ou Kona pour le plaisir…

 

REPARTIR SUR UN NOUVEAU PIC DE FORME

Après avoir obtenu sa qualification, la récupération est importante, il faut l’utiliser comme booster pour la suite de la saison. C’est-à-dire que qualification est égale à performance dont pic de forme. Il est donc nécessaire à la suite de cette performance de s’accorder du temps de régénération.

A la suite de cette période de récupération, le niveau de forme aura baissé. La période de récupération/régénération conduisant à un désentrainement, lui-même conduisant à une baisse des performances.

préparation hawai2016

 

Durant cette période, il faut s’accorder du temps pour plusieurs choses :

  • Les soins : à savoir traiter les petits bobos, faire un point sur la mécanique…
  • Préparer son matériel pour son nouvel objectif : hawaïenne étant une course rapide, il faut prévoir le bon développement.
  • Planifier son nouveau rythme de travail (entrainement, récupération et axes de travail).

Comment augmenter la charge d’entraînement ?

A première vue, nous pourrions penser que le plus dur a été fait avec la qualification pour les championnats du monde. Cela n’est pas si simple et dépendra beaucoup du ou des objectif(s) fixés pour la suite de la saison.

Si l’on repart sur une base de performance sur l’Ironman d’Hawaï avec pour approche de cet inconnu qu’il va être recherché à faire le mieux possible, à être le plus performant possible et que la course sera réalisée sans regret…  Pour cela, il va être recherché à définir les spécificités de la course et observer les qualités de l’athlète. Ainsi pour Romain, il aura été recherché des qualités qui ne sont pas ses points forts tels que la force, la résistance et à partir de là, construire une nouvelle progression vers le jour J.

 

LA SPECIFICITE DE KONA

L’Ironman d’Hawaï se situant sur l’ile de Kona (ou Big Island) se veut être une course sous forte chaleur, un fort vent et un décalage horaire important. Le parcours lui aussi peut sembler simple mais ne l’est pas tant que cela et se traduit par une course avec du drafting (regroupement à vélo) et une épreuve de course à pied qui sera donc très sélective.

Et en dernière contrainte, il faut prendre en compte que cette épreuve est un Championnat du Monde et qu’à ce titre la course est donc rapide, dense et que l’ensemble des athlètes présents est performant et d’un niveau proche (sur le papier)…

 

PLACE A LA COURSE

Il est 4h du matin et c’est le grand jour…  et pourtant il fait encore nuit… tout est silencieux… mais les premiers messages fuses… les encouragements, les résultats des copains à la coupe de france de duathlon les copains l’on fait, nous sommes fous dans la voiture qui nous conduit au site… L’équipe de Duathlon finit 3ème de la Coupe de France de Duathlon…  c’est le grand jour… et la journée s’annonce bonne… et pourtant il fait encore nuit…

Nous sommes sur le site, nous courons partout pour trouver l’entrée du parc à vélo, déposer les sacs…  la journée va être longue mais pour se finir en pleine lumière… 

attestation hawaïenne

Cette lumière sera celle de la performance, 9h25’06 » de course est un beau chronomètre, mais la plus belle réussite sera certainement d’avoir uni autour de son projet autant de monde, d’énergie. Beaucoup de monde l’a accompagné dans ce voyage inédit.

Interview Romain Kona 2016

Romain Serveaux, retour sur l’ironman d’Hawaï